Lundi 22 juin 2009
 

Après leur pietre résultat aux élections européennes les socialistes avaient une occasion en or de montrer qu'ils avaient changé en se comportant en véritables opposants républicains lors du congrès de Versailles c'est à dire sans adopter la posture classique et intellectuellement confortable du perpétuel opposant.

 

Ils pouvaient donc participer au débat -certes sans vote- qui suivait le discours du Président de la République, mais ils ont préféré s'en retirer. Bizarre.

D'autant plus bizarre qu'ils se répandent dans les médias pour dire tout le mal qu'ils pensent des mesures annoncées par le Président. Pourquoi ne l'avoir pas fait en séance ? Et surtout pourquoi ne pas avoir profité de ce moment médiatique et républicain pour avancer leurs propositions ?

 

J'ai bien peur qu'ils n'aient pas une seule bonne proposition alternative à nous soumettre. C'est bien triste.

Alors ils continuent de s'opposer bêtement à la personne de Nicolas Sarkozy, ils critiquent la forme du discours et puis c'est tout.

 

Je leur dis donc Pas Bravo les gars, c'est pas bien glorieux !

Et en même temps, je leur dis Merci quand même, cela nous permet de gagner les élections !

 

Emmanuel pour Initiative Premiere

Par Initative Première
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Lundi 22 juin 2009

 

 

Les récents commentaires sur la croissance constatée (par qui?) du port de la burqa et/ou niqab font surtout la promotion de celles (ou ceux?) qui revendiquent le droit de porter le vêtement qu'elles (ils?) veulent.

Du coup ceux qui voulaient apparaître comme les protecteurs des libertés notamment celles des femmes passent pour des réac anti islam primaires. En effet, de quel droit pourrait on interdire le port d'un vêtement ? In fine, les porteuses de plein gré sont victimisées et le débat se retourne contre ses promoteurs pour le plus grand profit des extrémistes qui apparaissent comme des victimes.

 

Dans ce contexte, je pense qu'il ne faut pas légiférer sur le droit ou non de porter dans l'espace public la burqa/niqab comme tout autre vêtement.

Par contre, nous devons être extrêmement fermes sur la nécessaire obligation de pouvoir identifier à tout moment les individus : lorsqu'ils se présentent aux guichets des services publics et sociaux lorsqu'ils viennent chercher leurs enfants à l'école ou au centre aéré...

 

Cette fermeté sur les principes, à l'image de celle qui a prévalue lors des débats sur le port du voile à l'école, devrait pouvoir permettre de recadrer le débat autour de sujets concrets (l'identification des individus) et donc de ne pas se perdre dans des confrontations à connotations religieuses dans lesquelles nous attendent, pour nous y perdre, les ultras de tout bord !

 

A titre d'exemple, les commentaires virulents de certaines (certains?) qui mettent en avant leur liberté de porter la burqa comme celle de porter une mini jupe. En creux il nous est dit : pourquoi pas abandonner la burqa ...et la mini jupe en même temps...

 

Pour ce qui me concerne, et j'espère ne pas être le seul : si il y a bien quelque chose à défendre c'est bien la mini jupe !

 

Emmanuel pour Initiative Première

Par Initative Première
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Dimanche 21 juin 2009

La France pourrait légiférer s'il est prouvé que le port de la burqa ou du niqab est réellement « subi ».

Une commission d'enquête parlementaire sur le port du voile intégral par des femmes musulmanes sera probablement mise en place (une soixantaine de députés de tous bords en ont fait la demande). Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, l'a dit hier et évoqué, dans la foulée, la possibilité d'une loi « s'il s'avérait qu'après cette enquête, on s'apercevait que le port de la burqa était subi ». Il faudrait aussi, at-il estimé, tenir compte de « l'ampleur du phénomène ».

Tous les ministres ne sont pas sur la même longueur d'onde. Éric Besson (Immigration) pense qu'une telle loi serait « inefficace et créerait des tensions qui n'ont pas lieu d'être en ce moment ».

Pour Michèle Alliot-Marie (Intérieur), la commission d'enquête « peut nous faire avancer sur ce sujet » pour savoir « ce qui relève de la liberté » des femmes et « ce qui leur est imposé ». Fadela Amara, secrétaire d'État à la Ville, est, elle, favorable à une loi pour « l'interdiction totale de la burqa en France ».

Martine Aubry (PS) tient le même langage que Cécile Dufflot (Verts), estimant que si une loi interdisait le voile intégral, cela n'empêcherait pas les femmes de le porter. « Elles resteront chez elles, on ne les verra plus. »


Le niqab, porté dans les pays arabes est un voile intégral complété par une étoffe ne laissant apparaître qu'une fente pour les yeux.

La burqa, portée en Afghanistan, est un voile bleu ou marron, couvrant complètement la tête et le corps. Un grillage dissimule les yeux.


20/06/09 Ouest-France

Par Initative Première - Publié dans : revue de presse - Communauté : Les sympathisants de l'UMP
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Vendredi 12 juin 2009

On disait jadis de l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl qu'il perdait les sondages mais gagnait les élections. C'est désormais le cas aussi de Nicolas Sarkozy.

On peut tourner la chose dans tous les sens-en expliquant, par exemple, que 28 %, c'est peu, pour un parti dit majoritaire-, il n'en est pas moins vrai que l'UMP a remporté, dimanche, une nette victoire aux élections européennes.


Pourquoi ce succès ? D'abord, parce que Nicolas Sarkozy a révélé ses capacités européennes pendant la présidence française de l'Union, l'an dernier, et que l'UMP avait choisi ses candidats pour leur compétence plus que pour leur image médiatique ou, comme au PS, pour des questions de dosages politiciens. Ensuite, parce que les Français ont fait une indigestion d'antisarkozysme primaire et pavlovien.


Jusqu'à présent, il tenait lieu, si l'on ose dire, d'idéologie à l'opposition. Hormis Europe Ecologie, du rafraîchissant Daniel Cohn-Bendit, l'autre liste gagnante du scrutin, celle-ci s'est contentée de radoter des slogans sommaires avec des tristes figures sans faire de propositions alternatives sur l'Europe. Les Français voulaient qu'on leur parle d'avenir. C'est pourquoi ils ont sanctionné ce qu'il faut bien appeler l'opposition scrogneugneu, qui ne peut s'en prendre qu'à elle-même.


Notre pays a besoin d'une opposition forte et, après une telle claque, on ose espérer que le PS, le MoDem et les autres tenteront de réfléchir à la société de demain. Pour analyser leur fiasco, ils ne peuvent plus se con tenter de nous servir leur ritournelle habituelle : « C'est la faute à Sarkozy. »


Franz-Olivier Giesbert


Le Point du 11/06/2009

Par Initative Première - Publié dans : revue de presse - Communauté : Les sympathisants de l'UMP
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Vendredi 12 juin 2009

En France, comme en Bretagne, 40% des GES (gaz à effets de serre) sont produits par le transport. Ce cas, unique en Europe, n'est, dans le contexte actuel de chasse aux perturbateurs atmosphériques, ni durable écologiquement parlant, ni pertinent économiquement, on l'a vu avec la corrélation hausse du baril de pétrole/mouvements sociaux/fragilité des PME/TPE/PMI.


Il faut préciser qu'à cet effet, la France et la Russie, sont (tout comme pour ce qui est de leur urbanisme basé sur un cloisonnement provenant des thèses de Le Corbusier, ce qui conduit là aussi à une augmentation de l'impact carbone du transport) deux pays qui ont développé l'idée, le modèle et les infrastructures qu'il induit, du Tout camion. C'est ce développement du Tout Camion qui provoquent cette prépondérance du transport sur les émissions en carbone.


Cependant, contrairement au reste de l'hexagone, la Bretagne possède des particularités...

pour lire la suite, cliquer
ICI
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Mercredi 10 juin 2009



L'avis d'Emmanuel Eon : « Oui à l'ouverture verte ! » :

 

 Soulagements :

Les anti Europe sont carrément marginalisés et les extrêmes ne font plus recette

Les opposants systématiques à forte ambition présidentielle prennent une veste

Inquiétudes :

Qui, à gauche, prospérera sur les cendres du PS qui reste un mouvement démocratique ?

A quand une véritable pédagogie sur les institutions européennes pour éviter l'abstention et les postures anti Europe contre-productives pour nos régions et notre pays.

Espoirs :

Enfin une politique de réformes, de ruptures qui n'est pas sanctionnée dans une élection de mi mandat : ça donne du baume au coeur et des encouragements pour la suite !

Oui les mouvements pro européens, ceux qui ont parlé de l'Europe -même si cela aurait pu être mieux- ont gagné ! Prime aux convictions et à l'honnêteté intellectuelle, ouf !!

 

Le résultat des élections européennes valide la stratégie de réformes et d'ouverture de Nicolas Sarkozy. L'ouverture doit certainement continuer pour emporter une adhésion plus nette et ainsi élargir au maximum son électorat de deuxième tour.

 

Il faut donc poursuivre les réformes, insister sur la croissance verte, s'inspirer de la méthode et des résultats du grenelle de l'environnement.

Pour l'ouverture il serait de bon ton que cette politique soit menée de préférence avec des hommes et des femmes qui ont fait leurs preuves sur ce terrain.

 Oui à l'ouverture verte !

 

               L'avis de Dominique Lambert : « Deux systèmes plébiscités pour une Europe»


 Nous avions à parler d'Europe, d'économie, de culture et d'environnement. Les NPA, Modem et PS ont axé leur rhétorique sur de l'antisarkozysme franco-français : le vote sanction a été pour eux car ils n'ont rien proposé.

 

L'UMP proposait la continuité : rénover le système financier, fortifier l'économie, développer le Grenelle de l'Environnement, sauvegarder l'amortisseur social. Première place du podium, 28% et 29 sièges.

 Europe-Ecologie proposait l'alternative : donner le primat à l'environnement, niveler par le haut le social, ouvrir l'Europe au Sud. 16,28%, 14 sièges (seconde place ex aequo avec les socialistes).

 

20,36% : c'est ce que pèse l'écologie (EE+Alliance EI) sur l'échiquier français, 21,44% en Bretagne, 25,56% à Quimper. Plus d'un quart des électeurs. Dont acte, et vérification de ce que j'avançais aux dernières élections municipales : la gestion du politique appartiendra à celui qui montrera sa capacité à gérer les problématiques environnementales et leur articulation avec notre monde.

 

En Europe, l'anticapitalisme a fait peur : en période de crise, on se rattache à ce que l'on connaît. Le centre droit européen auquel appartient l'UMP-NC tient la route. Les verts avec souplesse et intelligence avancent leur projet d'AlterEurope.

 

 

Par Initative Première
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Mercredi 3 juin 2009

Le scrutin des élections européennes approche et c'est tant mieux.

La campagne n'est ni enthousiaste ni enthousiasmante.

C'est peut être tant mieux car cela voudrait dire que les antagonismes du référendum sont aplanis comme semble l'indiquer le score des listes franchement anti-européennes même si ces dernières se réclament d'une Europe qui n'existe que dans leur rêve franco-français: Europe anticapitaliste et/ou Europe souverainiste.


C'est peut être dommage car une nouvelle fois nous n'avons pas eu le droit à un vrai débat de qualité, projet contre projet. Les partis plutôt ou franchement pro européens ont argumenté de façon binaire soit pro Sarkozy soit anti Sarkozy.


Pour ma part je suis en même temps satisfait que le camp des pro construction européennes soit largement majoritaire : +/- 72% pour l'UMP, le PS, le Modem et Europe Écologiste, et inquiet par l'absence de débat qui masque peut être une forme de résignation et de frustration d'une grande partie de l'électorat.

Sur le plan purement politique je suis circonspect : l'arithmétique donne la droite et le centre en tête, mais avec au mieux 40% des votes et la gauche au sens large -y compris le Modem- à près de 60%.


Ceci étant, et c'est un vrai motif d'encouragement, le parti de la majorité présidentielle ne va probablement pas se faire « ramasser » comme c'est souvent le cas dans les élections dites intermédiaires.


Cela est un signe et un bon en faveur de la politique de rupture menée sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy depuis son élection en 2007.

Maintenant je forme le voeux que cette politique ambitieuse de modernisation de notre pays continue sur le même rythme.

Si en plus elle pouvait s'accompagner d'une manière plus douce, plus tranquille, plus consensuelle, moins axée sécuritaire...

Et si les forces de centre droit et/ou démocrates chrétiennes comme on voudra les appeler à l'origine de la construction européenne qui ont historiquement donner de belles victoires à notre région pouvaient se faire entendre et respecter...


Ces forces traditionnellement vives en Bretagne sont indispensables pour espérer de nouvelles conquêtes au niveau local, régional et bien sur national !

C est l'arithmétique qui le dit !

Alors, vivement la suite !

Emmanuel pour Initiative Première



 

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Mercredi 27 mai 2009

  1. Les « stars » sur le retour :

- Jean Marie Le Pen : Il espère un sursaut pour prouver à tous qu'il existe encore.

- Philippe de Villiers : Les élections européennes lui assure notoriété et quelques subsides bien utiles pour vivre et patienter jusqu'aux...prochaines élections européennes...En attendant il se garde bien de participer de près ou de loin à la politique nationale. Ce coup ci, sentant le danger d'être marginalisé, il fait cause commune avec un autre populiste, chasseur (quel programme !), Frédéric Nihous.

- Daniel Cohn Bendit : professionnel de la contestation depuis 1968 (ça fait quand même 40 ans...) devenu vert avec -il est vrai- de la conviction. Aujourd'hui un peu coincé entre l 'extrême gauche, la gauche tout court et le vrai/faux centre, sans oublier les autres écologistes.


  1. Les jeunes (et moins jeunes) premiers :

- Olivier Besancenot, dit le « facteur » : aucun projet européen, aucune autre idée que d'être anti capitaliste (tout un programme), mais une forte envie de peser le plus possible à gauche (pour quoi faire ? Mystère). N'a pas réussi ou plus exactement n'a pas eu envie de faire front commun (jeu de mot...) avec Mélanchon ce qui démontre clairement son désir profond de faire de la politique « autrement ». Bref, il roule pour lui et rien que pour lui.

- Mélanchon justement : ancien troisième couteau de la gauche dite de gouvernement mais qui bouillait de prendre son envol seul, alors il cherche à occuper un créneau entre la gauche et la gauche de la gauche (vous suivez ? Moi non).

- Marine Le Pen : fille de son père, se présente comme une nouvelle figure de la vie politique : merci pour les idées neuves remplies d'espoir...


  1. les stars -ou censées l'être- :

- Martine Aubry : cherche uniquement à ne pas se faire déborder par ses nombreux camarades : Fabius, Strauss-Kahn, Delanoë, Hollande, et bien sûr Royal. Elle joue gros, et comme elle sent que cela va être compliqué elle a déjà annoncé sa victoire, c'est plus rapide et plus simple. A surtout envie (besoin?) de passer à autre chose.

- François Bayrou : il a déjà gagné en étant l'épouvantail de la compétition. Son unique objectif, ce n'est pas un scoop, c'est 2012, alors L'Europe vous comprenez c'est pas bien important: triste pour un ancien démocrate chrétien, giscardien, barriste, balladurien...

- Royal l'absente. Sentant elle aussi le danger, elle ne s'expose pas, fera le plus strict minimum pour ne pas qu'on dise qu'elle n'a pas soutenue sa meilleure copine Martine. Sans autre commentaire.


  1. Ceux qui font le boulot, et le bon !

- le traité de Lisbonne : remise en ordre de marche des institutions européennes

- l'union pour la méditerranée : base d'une collaboration adulte avec nos voisins du sud

- politique concertée de contrôle des flux migratoires : immigration choisie au niveau de notre continent,

- paquet énergie-climat : de vrais engagements sans équivalent à ce jour dans d'autres pays ou continents

- remise en perspectives de la PAC pour préparer les nouveaux enjeux de l'agriculture

- redéfinition de L'Europe de la défense,

- et aussi, résolution de la crise géorgienne

- et aussi, rôle moteur dans la recherche de solutions pour résoudre les effets de la crise financière notamment dans la préparation et les négociations du G20.


Alors oui, nous pouvons être fiers de ce qui a été fait sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy ! Le volontarisme, ça marche aussi pour l'Europe !


Tous derrière le Président, votons UMP le 7 Juin prochain !


Emmanuel pour Initiatives Première.


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Mercredi 27 mai 2009
Claude Allegre, l'ancien ministre et ami de L. Jospin, a toujours espéré être de l' « ouverture », être la figure tutélaire de la bonne conscience de gauche alliée au pragmatisme de droite. La caution scientifique de sa monumentale carrière couronnerait le tout. Sauf que...


Sauf que C. Allegre ne croit pas à l'origine humaine du réchauffement planétaire... Je ne vais pas faire un cours sur les paramètres cosmiques qui règlent les variations climatiques. Ils existent et sont prépondérants. Je ne nie pas non plus le rôle qu'a pris C. Allegre dans la lutte contre la pollution au plomb, l'enfouissement des déchets en profondeur, et ses sorties remarquées sur certains thèmes qu'on peut classifier comme « écologiques ». Je ne pense pas non plus qu'il serait un mauvais ministre d'un Miti à la française, fer de lance de la recherche et de l'innovation, proue de la relance verte de l'économie par l'adaptation aux enjeux environnementaux.


Mais comme l'essentiel d'une relance économique verte passe par la re-régulation du cycle du Carbone (énergie, transport, habitat, matériaux...) en accompagnement aux politiques de protection des puits de carbone (forêts, permafrost, couches superficielles de l'océan) ou de séquestration géologique, je ne vois pas comment un Miti présidé par un homme qui nie des évidences de l'ordre du bon sens et de plus démontrées par les 2500 scientifiques du GIEC, serait performant.


Encore plus inquiétant, C. Allegre  utilise dans ses réponses aux autres scientifiques via la presse des terminologies surprenantes : par exemple revient régulièrement le mot « croire » et des raisonnements fleurant un dogme positiviste datant de deux siècles. Pour le lecteur, l'idée de croire que la science arrangera tout, que la technique est maître de notre destin, que l'homme finalement résoudra tous ses problèmes grâce à sa science prométhéenne est une idée positiviste et scientiste, celle qu'avaient Auguste Comte et d'autres lorsqu'ils s'émerveillaient de puissance dégagée par une machine vapeur ou de l'arrivée de l'électricité dans leur rue.


Le dogme et l'idéologie, surtout lorsqu'ils datent du fin fond de la période industrielle européenne, celle qui a vu l'exode rurale, la pollution des eaux, l'arraisonnement définitif de la planète, l'exploitation à grande échelle des animaux, une misère sociale sans précédent, la dégradation de nos milieux de vie et de notre hygiène, ne s'accordent pas à la gestion politique d'un XXIe siècle débutant.


Nicolas Hulot a clairement raison. Et les mammouths doivent rester dans les musées, sinon attention aux dégâts.


Dominique Lambert

 

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Mercredi 20 mai 2009

Sur le campus de Caen, un confrère journaliste s'est mêlé à la foule des jeunes et des enseignants.

Reportage

Campus de l'université de Caen, hier midi. Énième assemblée générale des étudiants, en grève depuis seize semaines. La mission que j'ai acceptée : infiltrer le vote sans être étudiant. Et si on me demande ma carte d'étudiant, je dirai que je l'ai oubliée. Appareil photo et calepin au vestiaire, je m'installe en tailleur sur la pelouse. Incognito.

Deux heures trente de palabres. Puis, on vote sur le vote. On est démocrates où on ne l'est pas. Le scrutin a lieu à main levée. Que l'on soit étudiant, journaliste ou charcutier importe peu.

Reprise partielle ou totale des cours, puis levée ou non du blocage ? J'opte pour une voie du milieu : la reprise partielle, non sans jeter quelques coups d'oeil inquiets à mes voisins. Des « tempes grisonnantes » lèvent la main : des chercheurs, des personnels administratifs ? Peut-être. Peut-être pas.

« Y a pas photo », annonce, au doigt mouillé, l'orateur à la tribune. « Si ! », s'indigne un étudiant qui, au nom de la démocratie, veut connaître l'écart de voix.

Suspense

Qu'à cela ne tienne. Un modus vivendi est trouvé. Les pro blocage iront à gauche de la tribune ; les anti, à droite, et les abstentionnistes, au milieu. Chassé-croisé. De bonnes âmes passent dans les rangs et procèdent au décompte. Les camps se jaugent. On raille une étudiante pro blocage ayant subitement rejoint les rangs des anti.

Quelques minutes de suspense. La pluie menace quand le verdict tombe : 894 personnes sont pour le blocage, 558 contre et 261 s'abstiennent. Mon vote est passé comme une lettre à la poste.

Prochaine AG lundi, à 14 h.

Hervé NAUDOT. mercredi 20 mai 2009 OUEST-FRANCE

 

 

 

 

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