Initiative
Première
La scène politique des élections régionales de mars se met en place. L'état des lieux des listes en présence et des alliances en train de se
nouer.
Parti socialiste
Jean-Yves Le Drian, le président sortant, a entamé un tour de Bretagne en quatre forums, qui s'achèvera le samedi 5 décembre à Vannes. Les militants voteront cette semaine, jeudi, sur la composition des listes départementales. Un accord dès le premier tour avec le PC est en bonne voie. Même si cette perspective fait grincer quelques dents dans le Morbihan. La composante verte des listes Le Drian sera apportée par Bretagne Écologie, qui fédère des élus locaux dont deux conseillères régionales sortantes, Marie-Pierre Rouger et Haude Le Guen.
UMP et Nouveau centre
Le feuilleton de la désignation de la tête de liste de la majorité présidentielle a pris fin ce week-end, avec l'officialisation de l'arrivée en politique de Bernadette Malgorn, l'ancienne préfète de Région. Il lui reste maintenant à composer ses listes. Jacques Le Guen, député du Finistère, qui revendiquait de conduire la liste sur ses terres de la pointe de Bretagne, est mis hors jeu, même si Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a évoqué samedi, lors du conseil national du parti de la droite, un hypothétique « tandem Malgorn-Le Guen » dans le Finistère. Jacques Le Guen dira ce matin, après une rencontre avec Nicolas Sarkozy, ce qu'il a sur le coeur.
Europe Écologie Bretagne
Sur la lancée de leurs bons scores aux Européennes, les Verts, avec l'Union démocratique bretonne et des militants associatifs se retrouvent sous les couleurs d'Europe Écologie Bretagne. Avec une tête de liste, désignée depuis le début novembre, Guy Hascoët. Ce n'est pas un nouveau venu en politique. Aujourd'hui installé dans les Côtes-d'Armor, il fut secrétaire d'État (en charge de l'économie sociale et solidaire) de Lionel Jospin.
MoDem
Sans surprise aucune, Bruno Joncour, le maire de Saint-Brieuc, a été désigné par le bureau exécutif du MoDem pour conduire la liste centriste en Bretagne. C'est vers la mi-décembre que les têtes des listes départementales des centristes fidèles à François Bayrou seront connues.
Christian Troadec
Le maire divers-gauche et régionaliste de Carhaix a annoncé depuis longtemps qu'il sera en lice aux régionales. Sa liste s'appellera « Nous te ferons Bretagne ». Elle sera clairement positionnée à gauche. Elle devrait avoir le soutien du Parti breton, et des contacts sont en cours avec la Gauche alternative. Le maire de Carhaix n'a pas tardé à ironiser sur la désignation de Bernadette Malgorn, l'ancienne préfète de Région, comme tête de liste de la majorité présidentielle, venue « remettre la Bretagne au pas ».
À gauche de la gauche
Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologiste), les Communistes unitaires, des collectifs anti-libéraux, la Gauche unitaire, et aussi quelques militants du Parti communiste travaillent à une liste commune. C'est sous l'appellation « L'Autre gauche » qu'elle doit voir le jour. Toujours à gauche de la gauche, l'ex-mouvement indépendantiste Emgann a aussi annoncé sa participation aux régionales. Ce sera sous son nouveau nom, Breizhistance, Parti socialiste de Bretagne.
Front national
Le parti d'extrême-droite, qui n'a jamais percé en Bretagne, a déjà désigné ses têtes de liste : Jean-Paul Félix, qui sera aussi tête de liste régionale, en Morbihan ; Marie-Anne Haas dans le Finistère ; Pierre-Marie Launay dans les Côtes-d'Armor et Cédric Abdilla en Ille-et-Vilaine.
Didier GOURIN. 30/11/2009 Ouest-France
Mobilisons nous avec et pour Bernadette Malgorn!!!
Nº1 en Bretagne et Nº1 en Finistère : Bernadette Malgorn a fait coup double, hier. Sarkozy va devoir trouver les mots pour calmer le courroux de Jacques Le Guen qu'il va recevoir lundi.
Aujourd'hui à la
grande réunion nationale UMP d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), la Bretagne sera représentée par Bernadette Malgorn. L'ex-préfète de région a, en effet, été investie, hier soir, à Paris, comme
tête de liste de la majorité présidentielle pour les régionales. Elle portera les couleurs de l'UMP, bien qu'elle n'en soit pas membre, ainsi que des autres composantes de la majorité. Elle sera
donc l'une des rares têtes de liste régionales relevant de la société civile.
Le soutien des cadres bretons
Cette investiture ne constitue pas une grande surprise, tant les soutiens de cadres UMP étaient quasiunanimes en Bretagne, beaucoup plus réticents à l'égard de Jacques Le Guen dont l'étendard
villepiniste claquait parfois un peu trop ostensiblement aux vents d'Armorique. Le véritable suspense se situait à l'étage au dessous: lequel des deux allait décrocher l'investiture
départementale dans le Finistère? Jacques Le Guen la revendiquait légitimement, au moins en forme de compensation, mais Bernadette Malgorn l'exigeait aussi, comme symbole-clef de son implantation
dans le Finistère pour des échéances futures, probablement du côté de Brest. Elle en faisait même un préalable à toute investiture et la direction nationale de l'UMP se trouvait en butte à deux
exigences, voire à deux menaces potentielles pour la suite des événements. Avec tout ce que cela suppose d'éventuelle dissonance, voire de liste dissidente.
Sous la dictée de Sarkozy
Actuellement en mission parlementaire au Kenya, Jacques Le Guen n'en maintenait pas moins la pression. Au point que la Bretagne restait la dernière région française non pourvue alors que toutes
les autres têtes de liste de l'Hexagone préparent le voyage d'Aubervilliers depuis plusieurs jours déjà. L'UMP aura donc attendu la toute dernière réunion pour trancher, sous la dictée probable
de Nicolas Sarkozy. Il s'est tellement investi dans cette échéance bretonne, en recevant les deux candidats, qu'on peut difficilement croire que cela s'est joué au sein du comité réuni, hier
après-midi, à Paris. En entrant en réunion, certains membres en connaissaient déjà l'issue.
Jacques Le Guen: «Je prends acte»
Pendant que Bernadette Malgorn savourait discrètement ce succès, Jacques Le Guen, contacté hier soir au Kenya, faisait preuve d'une froide retenue: «Je prends acte de la décision de la commission
d'investiture. Je m'exprimerai lundi midi, après avoir été reçu à l'Élysée par le président de la République». Rien de plus. Quant à Bernadette Malgorn, elle savourait discrètement ce succès
avant de se rendre à Aubervilliers où elle va faire sa grande entrée en politique. Le plus dur commence car l'ex-préfète sait déjà qu'une poignée d'hommes et de femmes politiques est bien plus
difficile à diriger qu'une armée de fonctionnaires. Surtout quand il s'agit de composer une liste départementale!Les autres têtes de liste départementales de la majorité sont: Dominique de
Legge (UMP35), David Le Solliec (UMP 56) et Sylvie Guignard (Nouveau Centre 22). Ils seront aussi à Aubervilliers aujourd'hui.
ou comment torpiller une bonne idée pour faire parler de soi :
Pendant des mois vous dites que vous êtes favorable à une fiscalité « verte », vous vous étonnez même qu'elle ne soit pas mise en place. Du style « mais enfin que fait le gouvernement, la planète attend »!
Lorsque le débat sur cette fiscalité aborde des éléments concrets (qui taxer, combien...), vous prenez appui sur les nombreuses et hétérogènes peurs pour annoncer avec fracas que vous êtes contre. Peu importe les propos du passé ce qui compte c'est bien de se démarquer pour exister.
Pour faire quand même un peu sérieux vous assortissez votre position « noniste » d'arguments sociaux irréfutables, il faut protéger les plus faibles, ceux qui habitent loin, les ruraux... Vous ressortez vos vieilles recettes de redistribution, prendre aux riches pour donner aux pauvres, et surtout vous demandez le lancement de plans d'envergures pour promouvoir de nouvelles énergies, des nouveaux modes de transport...Bien entendu à ce stade, inutile de s'assurer que tout cela est tout simplement possible le plus important est de parasiter le projet -pourtant consensuel- des adversaires politiques.
Ségolène Royal se devait de se démarquer du consensus sur la question de la taxe carbone pour créer l'évènement et ainsi revenir sur le devant de la scène au moment ou sa rivale, Martine Aubry, reprenait du « poil de la bête ». Son plan de communication est respecté. Tant pis pour la planète.
Le torpillage est plus compliqué à comprendre venant du député JJ URVOAS alors que les travaux parlementaires sur cette question n'ont pas commencé. Sur son blog (dans la rubrique blablabla...le sujet ne doit pas être de première importance...) il indique être « contre le projet gouvernemental »! Or, pour l'heure il n'en n'existe pas ! Si ce n'est pas de la démagogie !
C'est reparti, la rentrée est déjà passée.
Les sujets de fonds sont nombreux et se succèdent : Grippe A, sortie (ou non) de crise, rechute des financiers dans leurs travers toxiques (pour les autres), taxe carbone, grand emprunt...
Sur le plan politique, réveil de Martine Aubry: durable ou non ? Primaires ouvertes à gauche, alliance PS-Modem...Au niveau local, confrontation entre les alliés verts et socialistes à Quimper, polémiques autour du projet de la vallée des Saints à Landudal...
Alors si les sujets ne manquent pas, la confrontation des idées, parfois la polémique doivent être présentes au travers des articles de ce blog et surtout grâce à vos nombreux et pertinents commentaires que nous appelons de tout nos voeux !
C'est reparti !
Emmanuel pour Initiative première.
Après leur pietre résultat aux élections européennes les socialistes avaient une occasion en or de montrer qu'ils avaient changé en se comportant en véritables opposants républicains lors du congrès de Versailles c'est à dire sans adopter la posture classique et intellectuellement confortable du perpétuel opposant.
Ils pouvaient donc participer au débat -certes sans vote- qui suivait le discours du Président de la République, mais ils ont préféré s'en retirer. Bizarre.
D'autant plus bizarre qu'ils se répandent dans les médias pour dire tout le mal qu'ils pensent des mesures annoncées par le Président. Pourquoi ne l'avoir pas fait en séance ? Et surtout pourquoi ne pas avoir profité de ce moment médiatique et républicain pour avancer leurs propositions ?
J'ai bien peur qu'ils n'aient pas une seule bonne proposition alternative à nous soumettre. C'est bien triste.
Alors ils continuent de s'opposer bêtement à la personne de Nicolas Sarkozy, ils critiquent la forme du discours et puis c'est tout.
Je leur dis donc Pas Bravo les gars, c'est pas bien glorieux !
Et en même temps, je leur dis Merci quand même, cela nous permet de gagner les élections !
Emmanuel pour Initiative Premiere
Les récents commentaires sur la croissance constatée (par qui?) du port de la burqa et/ou niqab font surtout la promotion de celles (ou ceux?) qui revendiquent le droit de porter le vêtement qu'elles (ils?) veulent.
Du coup ceux qui voulaient apparaître comme les protecteurs des libertés notamment celles des femmes passent pour des réac anti islam primaires. En effet, de quel droit pourrait on interdire le port d'un vêtement ? In fine, les porteuses de plein gré sont victimisées et le débat se retourne contre ses promoteurs pour le plus grand profit des extrémistes qui apparaissent comme des victimes.
Dans ce contexte, je pense qu'il ne faut pas légiférer sur le droit ou non de porter dans l'espace public la burqa/niqab comme tout autre vêtement.
Par contre, nous devons être extrêmement fermes sur la nécessaire obligation de pouvoir identifier à tout moment les individus : lorsqu'ils se présentent aux guichets des services publics et sociaux lorsqu'ils viennent chercher leurs enfants à l'école ou au centre aéré...
Cette fermeté sur les principes, à l'image de celle qui a prévalue lors des débats sur le port du voile à l'école, devrait pouvoir permettre de recadrer le débat autour de sujets concrets (l'identification des individus) et donc de ne pas se perdre dans des confrontations à connotations religieuses dans lesquelles nous attendent, pour nous y perdre, les ultras de tout bord !
A titre d'exemple, les commentaires virulents de certaines (certains?) qui mettent en avant leur liberté de porter la burqa comme celle de porter une mini jupe. En creux il nous est dit : pourquoi pas abandonner la burqa ...et la mini jupe en même temps...
Pour ce qui me concerne, et j'espère ne pas être le seul : si il y a bien quelque chose à défendre c'est bien la mini jupe !
Emmanuel pour Initiative Première
Une commission d'enquête parlementaire sur le port du voile intégral par des femmes musulmanes sera probablement mise en place (une soixantaine de députés de tous bords en ont fait la demande). Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, l'a dit hier et évoqué, dans la foulée, la possibilité d'une loi « s'il s'avérait qu'après cette enquête, on s'apercevait que le port de la burqa était subi ». Il faudrait aussi, at-il estimé, tenir compte de « l'ampleur du phénomène ».
Tous les ministres ne sont pas sur la même longueur d'onde. Éric Besson (Immigration) pense qu'une telle loi serait « inefficace et créerait des tensions
qui n'ont pas lieu d'être en ce moment ».
Pour Michèle Alliot-Marie (Intérieur), la commission d'enquête « peut nous faire avancer sur ce sujet » pour savoir « ce qui relève de la liberté » des femmes et « ce qui leur est imposé ». Fadela Amara, secrétaire d'État à la Ville, est, elle, favorable à une loi pour « l'interdiction totale de la burqa en France ».
Martine Aubry (PS) tient le même langage que Cécile Dufflot (Verts), estimant que si une loi interdisait le voile intégral, cela n'empêcherait pas les femmes de le porter. « Elles resteront chez elles, on ne les verra plus. »
Le niqab, porté dans les pays arabes est un voile intégral complété par une étoffe ne laissant apparaître qu'une fente pour les yeux.
La burqa, portée en Afghanistan, est un voile bleu ou marron, couvrant complètement la tête et le corps. Un grillage dissimule les yeux.
20/06/09 Ouest-France
On disait jadis de l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl qu'il perdait les sondages mais gagnait les élections. C'est désormais le cas aussi de Nicolas Sarkozy.
On peut tourner la chose dans tous les sens-en expliquant, par exemple, que 28 %, c'est peu, pour un parti dit majoritaire-, il n'en est pas moins vrai que l'UMP a remporté, dimanche, une nette victoire aux élections européennes.
Pourquoi ce succès ? D'abord, parce que Nicolas Sarkozy a révélé ses capacités européennes pendant la présidence française de l'Union, l'an dernier, et que l'UMP avait choisi ses candidats pour leur compétence plus que pour leur image médiatique ou, comme au PS, pour des questions de dosages politiciens. Ensuite, parce que les Français ont fait une indigestion d'antisarkozysme primaire et pavlovien.
Jusqu'à présent, il tenait lieu, si l'on ose dire, d'idéologie à l'opposition. Hormis Europe Ecologie, du rafraîchissant Daniel Cohn-Bendit, l'autre liste gagnante du scrutin, celle-ci s'est contentée de radoter des slogans sommaires avec des tristes figures sans faire de propositions alternatives sur l'Europe. Les Français voulaient qu'on leur parle d'avenir. C'est pourquoi ils ont sanctionné ce qu'il faut bien appeler l'opposition scrogneugneu, qui ne peut s'en prendre qu'à elle-même.
Notre pays a besoin d'une opposition forte et, après une telle claque, on ose espérer que le PS, le MoDem et les autres tenteront de réfléchir à la société de demain. Pour analyser leur fiasco, ils ne peuvent plus se con tenter de nous servir leur ritournelle habituelle : « C'est la faute à Sarkozy. »
Franz-Olivier Giesbert
Le Point du 11/06/2009
En France, comme en Bretagne, 40% des GES (gaz à
effets de serre) sont produits par le transport. Ce cas, unique en Europe, n'est, dans le contexte actuel de chasse aux perturbateurs atmosphériques, ni durable écologiquement parlant, ni
pertinent économiquement, on l'a vu avec la corrélation hausse du baril de pétrole/mouvements sociaux/fragilité des PME/TPE/PMI.
Il faut préciser qu'à cet effet, la France et la Russie, sont (tout comme pour ce qui est de leur urbanisme basé sur un cloisonnement provenant des thèses de Le Corbusier, ce qui conduit là aussi à une augmentation de l'impact carbone du transport) deux pays qui ont développé l'idée, le modèle et les infrastructures qu'il induit, du Tout camion. C'est ce développement du Tout Camion qui provoquent cette prépondérance du transport sur les émissions en carbone.
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