Initiative
Première
Le Maire socialiste de Quimper a donc décidé de ne pas appliquer la loi. Outre ce fait, hors-la-loi, immoral pour les familles de travailleurs, et inexcusable, une
double question s'impose :
Pouvait-il seulement appliquer cette loi avec sa majorité ?
Peut-il désormais faire désormais appliquer la loi, puisqu'il ne se l'impose même pas ?
Deux faux prétextes
Le Maire socialiste s'abrite derrière deux prétextes : l'un paralogique, le second fallacieux.
Le premier consiste en une batterie de chiffres, auxquels il fait dire qu'avec 52 enseignants grévistes, 40 volontaires vacataires ne peuvent encadrer 1200 enfants (soit 30 enfants par
vacataire). Or ces vacataires n'ont pas à assurer un service type CLSH (centre aéré) ou extra scolaire avec un référent pour 8, 12 ou 14 enfants. Dans le cadre d'un accueil « non soumis à
déclaration » et dans le cadre du « temps scolaire », le vacataire aura à sa charge 30 enfants, comme un enseignant sans la charge de l'enseignement.
Le second est encore plus tordu : le Maire parle d'une loi qui serait « politique ». Une loi que pourtant le maire de Paris appliquera, puisque ce dernier n'est pas sous la tutelle
dogmatique de ses alliés verts et d'extrême gauche.
Contrairement à Quimper, où l'alliance électoraliste de mars s'est effondrée en six mois à peine ! Récemment attaqué lors de l'assemblée communautaire par les verts au sujet de l'ouverture
dominicale de notre Médiathèque, le Maire n'ose plus bouger, entravé par les tenailles de son alliance passée, quitte à y sacrifier ses convictions républicaines.
Deux conclusions
Et une moralité ! La question du service public est pour les uns,nous-mêmes, le Maire, un service pour la communauté ; et pour les autres, un dogme monolithique et soviétiforme. Mais
ce Maire est ligoté par ses « amis ». Et les autres opposent la sérénité des travailleurs du public à la sérénité des travailleurs du privé".
Monsieur le Maire, réagissez ! Vous n'avez pas le droit de jouer avec la loi et de manquer de loyauté aux valeurs républicaines.
Assumez donc que vous ne voulez pas appliquer cette loi d'accueil par principe, quitte à évoquer la « désobéissance civique » que vos amis verts et
d'extrême gauche prônent à tour de bras !
Ludovic Jolivet, président d'Initiative Première
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